Les règles de la séparation réparatrice

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À lire d’abord :
La séparation réparatrice : une alternative à la rupture
Conseils sur la séparation réparatrice

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Pour qu’une séparation réparatrice soit couronnée de succès, il ne faut pas la prendre à la légère et traiter toute question qui pourrait parasiter une réflexion saine.
On pose les bases dans un contrat et on y verbalise les attentes. Aucune place n’est laissé à l’imagination ou aux malentendus.

 

….. En cours d’écriture…
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Conseils pour une séparation réparatrice

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Lors d’une séparation réparatrice, on rompt avec cette relation qui a fait son temps, pas avec le conjoint. On utilise ce laps de temps pour prendre une certaine distance émotionnelle pour faire le point et se recentrer sur soi pour pouvoir mieux revenir vers l’autre.
 Pendant ce temps de pause, on en profite pour se poser les bonnes questions :
  • Quelle relation est-ce que je veux ?
  • Qu’est-ce qui est essentiel pour moi ? Et moi seul — détaché de ce que la société me montre, de ce que ma famille attend de moi, de l’image que les médias me renvoient… Détachez-vous des attentes des autres, on s’en fout du reste du monde. À ce moment là, on parle de votre vie la plus intime. Qu’est-ce qui est plus secondaire ?
  • Quel est mon désir profond ?
Le but du jeu étant de revenir vers l’autre avec, en tête, ce qui est essentiel pour nous. On arrive avec nos valeurs et nos envies pour ensuite se mettre en couple, pas l’inverse.
♦ On se bichonne. On prend du temps pour soi, pour réapprendre à s’aimer. On se met à ce sport qu’on a toujours voulu essayer, on décore son salon, on va chez le coiffeur. On veut se sentir beau/belle et bien dans ses baskets.
 On se bichonne psychologiquement. On se pose les bonnes questions (voir ci-dessus), on peut même se faire aider par un thérapeute pour régler nos problèmes si la vie a parfois été un peu dure  (même si on pense que l’on en a pas besoin parce que l’on arrive à gérer. Surtout même, en fait). C’est humiliant au possible de décrocher son téléphone pour prendre un rendez-vous, l’amour propre se prend un bon coup de batte de baseball, c’est terriblement gênant d’aller à la première consultation et pourtant, si le thérapeute nous correspond : ça fait un bien fou. On a enfin une opportunité d’apprendre à gérer nos gamelles en évitant de les trimballer dans le couple.
  On profite de sa vie sociale. On s’entoure de ses amis et si on en a pas près de chez soi, on s’en fait en essayant ce nouveau sport. En évitant la natation ou le tennis, peu propices aux échanges.
  On se retrouve. On passe du temps de qualité en couple comme au tout début où on n’envoyait pas encore valser les assiettes : une discussion autour d’un café, s’occuper des enfants ensemble ou faire une activité qui nous plaît. Aucune règle à l’amusement si ce n’est que les deux personnes doivent désirer ce temps passé ensemble et que l’on doit arrêter immédiatement la rencontre si l’on retombe dans d’anciens travers. On est dans un état d’esprit positif de reconstruction, on ne veut pas ternir la réparation.
Les règles de l’art :
Pour que ça marche, il faut lancer le sauvetage dans les règles. On consigne tout dans un contrat : les obligations de chacun, les jours de gardes des enfants, la gestion des comptes en banque et surtout la durée de la séparation. On se donne un cadre dans le temps pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois, reconductible si nécessaire.
Le top est d’aller voir un conseiller conjugal ensemble pendant la séparation pour mettre toutes les chances de son côté.
→ Si ça marche et que vous décidez de vous remettre ensemble : vous serez plus épanouis en tant qu’individus et vivrez une nouvelle relation  plus riche.
→ Si vous réalisez pendant la séparation que vos désirs profonds ne sont pas compatibles, ce qui est le « risque » de la démarche, vous aurez essayé. Vous serez de toute manière plus heureux personnellement et plus armé pour affronter la rupture.
On garde à l’esprit que tout comme il était dommage de se précipiter pour rompre sans essayer de sauver le couple, il faut prendre son temps et ne pas se remettre en couple trop rapidement après le début de la séparation réparatrice. Être trop rapide peut jouer en votre défaveur et engendrer une nouvelle crise, celle-ci peut-être définitive.

La séparation réparatrice : une alternative à la rupture

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Vous vous êtes réveillé un matin pour constater le cadavre de votre couple étendu sur le carrelage de la cuisine ? Pendant que vous changiez des couches et vous épuisiez auprès de vos enfants, que vous couriez pour ne pas rater le métro, que vous viviez à coup de stress et de café noir injecté directement dans les veines, vous n’avez pas réalisé que vous étiez en train de perdre l’équilibre dans votre couple. La nouvelle vous tombe sur le coin de la trogne un matin : vous n’en pouvez plus, il faut se séparer. La voie semble sans issue (au moins pour l’un des partenaires) : le couple devient étouffant, il faut rompre.
♦ Et s’il existait une alternative ?
Évidemment, dans certains cas, la rupture est inévitable, mais dans d’autres, plus nombreux qu’on ne le pense, il est possible d’envisager une séparation réparatrice. Ça fonctionne pour de nombreux couples à la condition que les deux partenaires s’engagent à la faire sérieusement. Le mieux étant de prendre connaissance de ce qui va suivre avant d’arriver à une situation critique.
♦ Séparation réparatrice – Qu’est-ce que c’est ?
On admet que l’on est arrivé à un point de crise dans le couple et que la relation est devenue néfaste voire destructrice ; on réalise dans le même temps que l’on a du potentiel positif et sain sur lequel reconstruire une nouvelle relation. La relation telle qu’elle existe meurt, au profit d’une nouvelle à naître. On ne rompt plus avec une personne, on rompt avec la relation.
Il s’agit pour chaque individu de retrouver un équilibre avant de prendre en charge le couple lui-même. Deux individus équilibrés qui entament une relation ont beaucoup plus de chances de créer une union saine qui dure dans le temps en comparaison à deux personnes qui s’utilisent (et s’épuisent) comme deux béquilles.
Une relation saine peut être déséquilibrée avec le temps ou les changements dans le foyer, mais ne rendez pas les armes trop tôt. Il est sans doute possible de trouver un nouvel équilibre.
Mettre en place la séparation réparatrice